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Le dichroïsme circulaire

publié le , mis à jour le

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Le dichroïsme circulaire repose sur la capacité d’un échantillon possédant un chromophore chiral ou placé dans un environnement asymétrique, d’absorber différemment la lumière polarisée circulairement droite et la lumière polarisée circulairement gauche. Le spectre dichroïque correspond à la différence d’absorbance entre ces deux types de lumière, pour chaque longueur d’onde.

Dans les cas des protéines, la mesure du dichroïsme circulaire dans l’UV lointain (180-260 nm, zone d’absorption de la liaison peptidique) contient des informations sur leur structure secondaire (hélices α, feuillets β, tours et structures désordonnées). Le traitement des données par des logiciels appropriés permet une estimation de la quantité respective des différentes conformations.
Les signaux dichroïques dans l’UV proche (250-330 nm, zone d’absorption des acides aminés aromatiques) fournissent des informations sur l’environnement de ces acides aminés aromatiques.

Cette technique permet l’étude de l’effet de l’environnement sur la structure d’une molécule (pH, dénaturation par les détergents, température, effet de ligand, interactions moléculaires..). Des études cinétiques peuvent être effectuées grâce à un accessoire de mélange rapide (“stopped-flow").