8 projets de recherche financés par La Ligue contre le cancer.

Jeudi 7 mars 2019 le Dr Patrick Michenet, président de La Ligue contre le cancer du Loiret, a remis un chèque de 150.000 € à des chercheurs orléanais pour le financement de 7 projets de recherche du CBM et un projet de l’ICOA. Ces projets ont pour but de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques, de nouvelles stratégies de traitement et approches d’immunothérapie et de nouvelles sondes d’imagerie médicale. L’utilisation des petits acides nucléiques, de type ADN et ARN ciblant des molécules dans les cellules cancéreuses, montrent un fort potentiel thérapeutique pour développer de nouveaux traitements. D’autres travaux ont pour but d’augmenter le passage des médicaments anticancéreux dans le cerveau en utilisant des ultrasons et des microbulles de gaz. Des sondes, à base d’éléments métalliques, sont conçues et exploitées pour détecter précocement des cancers du sein et de l’appareil génital par imagerie optique proche-infrarouge. La découverte de nouvelles cibles thérapeutiques, qui conduiront à de nouveaux traitements, passe par la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans les processus biologiques et leur régulation à l’origine de cancers, notamment du côlon. Pour y parvenir, les chercheurs travaillent sur des molécules impliquées dans l’architecture, la dynamique, la division et la migration des cellules cancéreuses ainsi que sur les mécanismes de réparation de l'ADN et la caractérisation de complexe ARN-protéine. Dans le cas de tumeurs osseuses primitives et du cancer du sein, des molécules anti-métastatiques, inhibiteurs de canaux ioniques sont synthétisées chimiquement.

Des chercheurs du CBM ont mis au point des cellules-outils novatrices pour rechercher à haut débit de nouvelles molécules antibactériennes plus efficaces et plus spécifiques

Ceci nécessite la conception de méthodologies et d'outils originaux pour cribler, à haut débit et à faible coût, de grandes chimiothèques à la recherche de composés actifs contre la cible bactérienne. Des chercheurs du CBM ont récemment développé des levures et des cellules humaines recombinantes comme outils simples et innovants qui peuvent être utilisés dans des cribles haut-débit pour rechercher des composés qui inhibent l’activité du facteur de terminaison de transcription Rho qui est essentiel à la survie des bactéries. Avec cette méthodologie, tout composé qui inhibe l’activité de Rho est révélé par une stimulation de la croissance des cellules-outils sur des plaques multipuits.